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Les cinq points cardinaux de Pascal Martin pour 2018

Dernière mise à jour 19/01/2018
Pascal Martin

Collectivités. A l’occasion de la présentation de ses vœux, Pascal Martin (UDI), président du département de la Seine-Maritime annonce le cadrage des cinq grands projets qu’il assigne à l’Assemblée départementale en préambule de la session plénière qui se réunira le 22 février.

1)        Renforcer les relations du Département avec les Maires  en répondant à leur demande de développer l’habitat social en milieu rural. « Il y a un déséquilibre de l’offre de logement social sur le territoire » constate Pascal Martin. C’est Habitat 76 qui aura la charge de diversifier et de veiller à la mixité de cette offre. « Notre préoccupation constante dans la définition de nos politiques départementales est évidemment l’emploi » précise-t-il « le logement étant étroitement lié à l’emploi, nous entendons aider au développement du logement social dans les territoires ruraux et répondre ainsi aux besoins qui se manifestent dans ce sens. »  Cette diversification de l’offre de logement sera accompagnée d’une revitalisation des centres-villes des villes moyennes. « Nous sommes prêts à entrer en action dans le cadre du projet de loi Evolution du Logement et Aménagement Numérique (ELAN) actuellement en conférence de consensus au Sénat et dont le dépôt du projet de loi au Parlement est prévu pour le premier trimestre 2018. »

2          Doter tout le Département du numérique dans le cadre du plan Seine-Maritime numérique adopté en 2017. Cette irrigation du Département par la fibre optique conduite par l’opérateur SFR Collectivités sera réalisée en sept ans au lieu de 15 ans prévus par la précédente majorité socialiste. Il s’agit d’un financement de 360 millions d’euros. 110 millions sont apportés par le Département, 110 millions par les intercommunalités et 52 millions par la Région Normandie.

3          Poursuivre le développement des actions de l’Association des Départements de l’Axe Seine (ADAS). « Mes collègues m’ont choisi pour en assurer la présidence pour une année en juin 2018. »Une réunion est prévue au printemps pour choisir et formaliser nos projets.

4          Poursuivre le désendettement du Département « Nous voulons retrouver nos marges de financements. Deux bonnes nouvelles sont intervenues au cours de l’année 2017, l’augmentation de la perception de droits de mutation et la diminution de 2,5% du RSA. Ces deux indicateurs qui révèlent une reprise de l’activité économique nous encouragent à poursuivre le rétablissement de nos finances pour consacrer nos moyens financiers, sans augmentation des impôts départementaux, à l’investissement et donc à l’emploi. »

5          Encourager la mutualisation des moyens avec les services liés à la gestion départementale (Seine-Maritime Attractivité, IDEFHI…).

Le G6 normand veut allier imagination et expérimentation

C’est vendredi 19 janvier que le G6 normand composé des cinq départements normands, le Calvados, l’Eure; la Manche, l’Orne, la Seine-Maritime et la Région Normandie, se réunissent au château de Martainville (76), musée des arts et traditions normands, propriété du Département de la Seine-Maritime. Le G6 normand va son chemin. La répartition des compétences, des rôles et des actions prennent leur place dans son fonctionnement. « Nous nous inscrivons dans les orientations définies par le Premier ministre, mettre en œuvre notre imagination, ne rien s’interdire dans nos actions pour affirmer un Département fort à l’écoute des populations » explique Pascal Martin et de souligner que : « le G6 normand affiche dans les politiques initiées en commun la solidarité et l’équité des territoires. »

Deux sujets seront principalement soumis à l’examen et à la décision des membres du G6 normand. D’abord la création d’un guichet unique pour les maires. Leurs dossiers sont de plus en plus complexes et soumis à des procédures longues et compliquées. « Les membres du G6 normand s’attachent à rendre les aides transparentes simples et équitables » affirme Pascal Martin « l’objectif est de soulager le travail des maires, d’être réactifs pour répondre rapidement à leurs demandes d’aides et de réduire leurs pertes de temps. » Le deuxième sujet lui aussi engagé est l’expérimentation pratique de soutien à la vitalité des centres-bourgs. »

Dépasser les clivages, avoir des approches différentes

Si Pascal Martin se plait à décrire les mises en place techniques des actions départementales, il ne se prive pas pour autant de leur donner un sens politique. « J’écoute ce que nous disent les habitants, sortez-nous de ce clivage terrible gauche/droite » et d’expliquer « on peut se retrouver sur certains dossiers. Dans ma commune à Montville, j’ai été élu à ma Mairie avec 85% des voix, parce que j’ai dépassé les clivages pour m’attacher à faire bénéficier les Montvillais d’une politique sociale. » Pascal Martin généralise son exemple « il faut se préparer à avoir des approches différentes. Certaines pratiques passées n’ont pas démontré la preuve de leur réussite. » A l’attitude personnelle du président du Département s’ajoute une inspiration perceptible du Premier ministre dans les choix proposés par Pascal Martin au département.  « Je suis à la tête d’une majorité plurielle, c’est dans sa totalité qu’elle se met en marche au Département.» Une attitude de plus en plus perceptible lors des réunions plénières de l’Assemblée départementale.

Avec la Métropole Rouen Normandie, il n’y a plus débat

Le souhait de Pascal Martin est de travailler avec la Métropole en intelligence sur des sujets complexes. « Pour ce qui me concerne, je n’ai jamais envisagé de porter un jugement de valeur sur des politiques de la Métropole » affirme-t-il. Il ne veut pas entrer dans ce qui serait une lutte d’arrogance, car pour lui « avec la Métropole, il n’y a plus débat. Le président de la République, le 17 juillet 2017 lors de la conférence des territoires, a confirmé qu’il n’y aurait pas de grand soir institutionnel. Il faut aussi acter ce qu’a dit le Premier ministre dans ce sens, à savoir que la suppression des  départements voulue par certains n’est plus d’actualité.» Les vœux de chacun ayant été formulés, il appartient aux citoyens d’apprécier leur mise en application au cours de l’année 2018.

Paul F. Astolfi