NORMANDIE XXL - Le magazine économique sur internet

collectivités


Les hésitations présidentielles du CESER de Normandie

Dernière mise à jour 11/01/2018
G à D : Jacques Léger et Jacques Belin

Collectivités. Deux candidatures déclarées à ce jour se présenteront à l’élection de la présidence du CESER de Normandie le 11 janvier. Elles conditionneront pendant les trois années du mandat le style et la contribution de cette assemblée consultative au développement de la Normandie.

Jean-Luc Léger, stop ou encore ?

Elle était connue, elle a été annoncée très tôt, c’est d’abord la candidature de M. Jean-Luc Léger l’actuel président qui a opéré depuis 2016 la fusion des deux anciens CESER de « Haute » et de « Basse » Normandie pendant ces deux années de transition  pour trouver une nouvelle dimension à cette institution normande de 156 membres. Nommé au CESR en 2001, M. Léger âgé de 60 ans y a siégé sans discontinuer depuis 17 ans. Elu président en 2016 à la faveur de cette fusion il avait alors défini sa vision de la présidence. « Le CESER aura besoin, dans sa phase transitoire, d’asseoir son fonctionnement sur deux piliers : un projet fédérateur et de la sérénité ». Il formulait après ses prédécesseurs qui avaient également affiché cette même volonté de « se donner les moyens d’être entendu » et d’expliquer après 44 ans d’existence de l’institution « Le CESER reste encore trop méconnu. Je veux donner au CESER les moyens d’une communication efficace, au travers des outils adaptés, des relations régulières avec les médias, une continuité et une cohérence des sujets traités et un portage par tous les conseillers, véritables ambassadeurs de nos travaux » et de conclure « une certitude : le moment est propice pour que le CESER normand formule ses propositions et quelles soient entendues. Je préfère un CESER contributeur à un CESER consulté ».

Il est nommé au titre des associations de jeunesse et d’éducation populaires

Membre du 3e collège composé des organismes et associations qui participent à la vie collective de la région ou agissent dans le domaine de la protection de l’environnement dans lequel il représente le Comité régional des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire (CRAJEP) de Normandie. Pour appuyer le renouvellement de sa candidature, il a adressé trois « cahiers » aux nouveaux conseillers pour expliquer son intention de « faire du CESER de Normandie une organisation émancipée définissant ses propres trajectoires ». Menant une campagne de communication, il organise six rencontres décentralisées à Caen, St Lô, Le Havre, Evreux St Jean des Corbeis et Rouen et conduit un démarchage téléphonique actif.

Jacques Belin sous le signe de l’innovation

Jacques Belin a largement consulté avant de prendre sa décision de présenter sa candidature qu’il a annoncée sans précipitation le 3 janvier. Membre du CESER depuis 2008, il a été le directeur du Mémorial de Caen pour la Paix de 1988 à 2005. Il est le président du pôle de compétitivité des Transactions Electroniques Sécurisées (TES). Directeur du Centre International de Deauville (CID) fonction qu’il quitte partiellement pour s’occuper du CESER tout en restant Directeur général du Festival du Cinéma Américain de Deauville. Déclarant sa candidature à la présidence du CESER de Normandie, il affirme résolument « Ma vie professionnelle et mes engagements associatifs sont placés sous le signe de l’innovation » soulignant cet engagement, il y apporte la précision « Ils m’ont permis d’acquérir de l’expérience notamment dans les domaines de l’économie, du social, du tourisme, du numérique et de la culture. C’est cette expérience que je souhaite continuer à mettre au service de la Normandie et de son assemblée consultative régionale dont je fais partie depuis 2008 ».

Une défense et une illustration de la légitimité opportune et de l’utilité concrète du CESER

Jacques Belin est intimement convaincu de la « richesse et de la variété des compétences » (des  membres du CESER et de l’institution) « pour servir l’intérêt général et régional ». Il en souligne les valeurs essentielles « une telle diversité de personnes en responsabilité, venant d’un large horizon socioprofessionnel est une vraie valeur ajoutée pour le Conseil régional et la Normandie : les conseillers connaissent les dossiers régionaux, ils ont des échanges ouverts et désintéressés. Ils peuvent engager des auditions d’acteurs régionaux et approfondir toute question ». Il conclut, avec passion,  en forme de profession de foi en l’avenir du CESER «  Je crois en la capacité de s’écarter de toute politique politicienne et de poursuivre sereinement une relation constructive avec l’exécutif régional ».

C’est bien l’intérêt du CESER et la raison essentielle de son existence.

Paul F Astolfi