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Sélune : des saumons plutôt que de l’énergie

Dernière mise à jour 07/12/2017
Un des barrages sur la Sélune

Collectivités. Ainsi en a décidé Nicolas Hulot, les barrages qui fournissaient de l’hydro-électricité sur le petit fleuve côtier Sélune qui coule dans la Manche et se jette dans la baie du Mt St Michel, seront détruits. Le combat de l’écologiste Pierre Juhel depuis des années sera resté vain.

« La réhabilitation de la continuité écologique du cours d’eau dans la vallée de la Sélune concrétise l’engagement du ministère pour la reconquête de la biodiversité qui doit à présent être un axe prioritaire de l’action gouvernementale et des politiques territoriales pour résorber les conséquences du changement climatique » a déclaré Nicolas Hulot, le 14 novembre 2017.

Selon Pierre Juhel, les barrages du XXe siècle présentaient un intérêt du point de vue de l’architecture industrielle, ils évitaient les inondations et ils produisaient une énergie verte. Selon EDF la production était minime et peu rentable.

Retour de 2 espèces migratrices

Pour  le ministère il s’agit d’un projet de restauration et de renaturation des milieux aquatiques d’une rivière d’une ampleur inédite. Il se traduira en particulier par le retour de 2 espèces migratrices emblématiques, le saumon de l’Atlantique et l’anguille européenne. Reste à savoir comment ces poissons qui ont perdu, depuis un siècle, l’habitude de remonter ce fleuve retrouveront le chemin ? Dans un siècle peut-être…on ne vous promet pas d’être là pour le reportage.

Financement par l’agence de l’eau

Concrètement, les opérations de réaménagement et de renaturation de la vallée - au niveau du barrage de Vezins - s’échelonneront du printemps 2018 à l’automne 2019. Ces travaux se poursuivront par ceux du barrage de la Roche-Qui-Boit. L’agence de l’eau Seine-Normandie financera ces opérations dans le cadre de son programme d’intervention, en concertation avec le syndicat mixte du bassin de la Sélune. Pierre Juhel craint que les moyens financiers ne soient pas suffisants pour la renaturation et qu’elle vienne peser dans les impôts.

Mandaté par l'Etat, EDF poursuivra la gestion des ouvrages et assurera une surveillance attentive pour garantir la sécurité pendant toute la phase des travaux.

Pour l’Etat, le réaménagement de la vallée sera sans effet vis-à-vis du risque inondation en aval, 3 stations météorologiques et hydrologiques situées dans la vallée sont en place et intégrées au dispositif Vigicrues dont les informations sont consultables sur le site internet www.vigicrues.gouv.fr.