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Le Havre, la demeure urbaine de 1517 à 2017

Dernière mise à jour 19/10/2017
Hôtel Dubocage de Bléville, milieu du XVIIe siècle

Culture. Dès le 16e siècle, Le Havre ne pense qu’à la mer… les négociants, tout entiers vers le large et les îles, ne soignent pas leurs demeures. Les maisons de commerce sont construites sans prétention. L’utile l’emporte sur le décor et le faste, aux antipodes de l’hôtel particulier parisien de l’époque.

La Reconstruction, front de mer sud, milieu du XXe siècle

A partir de 1852, Le Havre naît une deuxième fois. Après la destruction des remparts, l’habitat s’étend jusqu’au pied de la falaise du pays de Caux au Nord et la vallée de la Lézarde à l’Est. C’est aussi l’amorce de la séparation entre le port et la ville, et le développement de Sainte-Adresse, le « Nice havrais » à vocation balnéaire, qui devient un lieu de villégiature réputé.

Après les bombardements de 1944 qui détruisent les « villes neuves » des 16e et 18e, Auguste Perret, l’un des architectes majeurs du courant moderne, est chargé de la reconstruction. Il invente une nouvelle manière d’habiter : le logement sera fonctionnel, conditionné par la structure en béton. Son travail, exemplaire, vaudra à la ville reconstruite l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui encore, Le Havre est une ville qui se réinvente en permanence. Les anciennes zones portuaires font l’objet, depuis 2004, d’une vaste opération de reconquête, support à de nouvelles manières d’habiter dont la transformation de conteneurs en logements étudiants qui constitue une première en France.

Ce livre succède à celui paru en 2005, du même auteur  Le Havre : un port, des villes neuves, qui présentait l’urbanisme et les édifices publics, religieux et portuaires. Claire Etienne-Steiner a également rédigé l’ouvrage Auguste Perret et la reconstruction (coll. Images du patrimoine).  La qualité de l’ensemble du travail de l’auteur Claire Etienne-Steiner le Havre a fortement contribué au succès de l’inscription de la ville reconstruite au Patrimoine Mondial de l’Humanité en 2005.

Les éditions lieux dits