En vue


Les pêcheurs du Havre victimes des absurdités administratives tant françaises qu’européennes

Dernière mise à jour 12/10/2017
Jean-Paul Lecoq

En vue. Double problème pour les pêcheurs du Havre, le port a besoin d’investissements mais il n’y a personne en face d’eux et leurs noix de St Jacques sont de plus prohibées sur le marché.

Jean-Paul Lecoq (PCF) député de Seine-Maritime écrit à la Préfète Fabienne Buccio pour lui rappeler un imbroglio administratif sur lequel il avait déjà attiré le 9 février l’attention de son prédécesseur Mme Klein.

Il souligne la situation catastrophique du port de pêche du Havre qui a besoin d’investissements mais le Grand Port Maritime du Havre « ne s’estime pas compétent en matière de port de pêche ». Théoriquement la compétence pourrait venir du Département de Seine Maritime mais « il n’a pas délibéré pour adopter cette compétence d’autant que la Région pourrait le devenir…[compétente ndlr].

L’offre de table ronde du député est restée sans suite, aucune initiative n’a été prise « la colère des marins pêcheurs gronde puisqu’ils estiment ne plus être en capacité de faire leur métier » affirme le député.

Les pêcheurs ont pris l’habitude pour rendre service à leurs clients, de leur vendre les noix de St Jacques plutôt que les coquilles, pas facile à ouvrir. Cette pratique jusque là tolérée est interdite et le marché « les barrières » de Saint François refuse que la marchandise soit présentée de cette façon. Il faudrait des étales agréées que les marins pêcheurs n’ont pas les moyens d’acheter.

Le député demande donc à la Direction interrégionale de la mer et à Luc Lemonnier maire du Havre de trouver des solutions pour permettre aux pêcheurs de poursuivre la vente de leurs produits.

A notre connaissance, il s’agit d’une réglementation européenne qui interdit également aux écaillers d’ouvrir les huitres avant la vente, réglementation à laquelle se sont soumises les grandes surfaces.

On est là devant la totale absurdité des oukases européens qui sous prétexte d’une protection sanitaire détruisent le commerce. C’est au chantre de l’Europe qu’est notre Président de la République que devrait s’adresser M. Lecoq.