collectivités


La Région a fait « sa rentrée » du lycée à l’enseignement supérieur, de l’apprentissage à la formation continue

Dernière mise à jour 07/09/2017
En haut, à gauche Neoma S. Gaugain, H. Morin, Y. Benard, à droite D. Margueritte et C. Burnichon, en bas les nouveaux locaux du CFA Simone Veil

Collectivités A côté des lycées dont la Région est responsable et auxquels elle consacre l’une de ses principales lignes budgétaires avec 554 millions d’euros pour les moderniser, les rénover sur la période 2017-2022, (uniquement sur le volet investissement) tous les secteurs de la formation sont pris en compte. Qu’il s’agisse d’actions pour l’apprentissage ou pour la formation continue, l’énergie est concentrée sur la facilitation de l’accès, sur les aides stimulantes pour toutes les parties. Le but, faire baisser le chômage, s’appuie sur une connaissance intime du territoire pour que l’offre s’ajuste à la demande pour que face à un « stock » de chômeurs, on n’ait pas un « stock » d’emplois non pourvus.

Le grand chantier de l’apprentissage

L’apprentissage est la 4e ligne budgétaire de la Région avec 136 millions d’euros (par an) pour lui redonner toute sa place.

Nous avons déjà souvent parlé des grands axes d’action dans ce domaine que nous rappelons brièvement

1-         Mieux répondre aux besoins de la Normandie en matière d’apprentissage en proposant une nouvelle organisation avec notamment la mise en place d’une assemblée des CFA en novembre 2016, la signature prochainement  d’une convention pluriannuelle entre la Région et les CFA avec des objectifs de qualité et de performance.

2-         Changer l’image de l’apprentissage : la Région a notamment mis en place un plan de communication pour combattre les idées reçues sur l’apprentissage et promouvoir cette filière.

3-         Mieux accompagner les apprentis. L’ensemble des dispositifs d’accompagnement des apprentis est opérationnel  depuis la rentrée : plate-forme Atouts Normandie lancée le 1er juillet, programme d’actions éducatives pour les jeunes Normands, la plate-forme logement des apprentis développée par Action Logement et opérationnelle depuis le 21 juin, nouveau Filet social pour les apprentis …

4-         Inviter les entreprises à recourir à l’apprentissage : la Région a adopté, en novembre 2016, un nouveau dispositif des aides aux employeurs : les entreprises de moins de 250 salariés qui recrutent un apprenti supplémentaire de plus de 18 ans, peuvent bénéficier d’une nouvelle prime de 1 000 euros. La Région montre, par ailleurs, d’ores et déjà l’exemple en recrutant 50 apprentis. En outre, la Région a mis en place la clause apprentissage dans les marchés publics et dans les contrats de territoire, des partenariats exemplaires sont mis en place avec Opcalia, Pôle Emploi, les partenaires Consulaire.

5-         Adapter l’offre et la carte des formations normandes aux besoins économiques.

Pour la rentrée le Président Hervé Morin a inaugure le nouveau CFA Simone Veil à la Grand Mare à Rouen, un investissement de 10 millions d’euros financé à 80% par la Région et pour lequel la ville de Rouen a offert le terrain. Christophe Doré, Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Seine-Maritime (CMA76  s’est réjoui de : « cette ouverture de 2 200 m² dédiés à la formation, dont 1000 m² de laboratoires d’enseignement professionnel qui accueillera 350 apprentis du CAP au Bac Pro. ». Au programme aussi la visite le Lycée Polyvalent Le Corbusier à Saint Etienne du Rouvray (76).

Former les intérimaires pour un retour vers l’emploi

Parmi les actions menées récemment retenons un contrat signé avec Prism’emploi pour favoriser la formation des personnels intérimaires.

L’accord a été signé le 5 septembre entre David Margueritte, Vice-Président de la Région Normandie en charge de la formation et du développement des compétences, et Christian Burnichon, Président régional de Prism’emploi Normandie, pour une durée de 3 ans

Il n’y a pas moins de 455 agences d’emploi sur le territoire normand qui font travailler 33.215 salariés (en équivalent temps plein) elles constituent le moyen de connaître les métiers dont la Région a besoin et apportent cette précieuse information que cherchent ardemment les élus régionaux pour adapter la formation professionnelle aux besoins des entreprises.

Pour s’approcher de cette adéquation, la Région organise depuis février 2017 un cycle de 22 conférences territoriales sur l’emploi et la formation pour mieux connaitre les besoins des entreprises et ainsi adapter la carte des formations sur les trois voies (formation initiale sous statut scolaire, l’apprentissage et la formation des demandeurs d’emploi) et décliner de nouvelles actions en faveur de l’orientation des publics.

Un pas de plus va être fait grâce à cet accord avec Prism’emploi dont le président Christian Burnichon, affirme sa volonté grâce à cette connaissance du terrain « de déployer des dispositifs toujours plus adaptés et plus efficaces, en partenariat avec les acteurs publics de l’emploi. »

Un nouvel esprit pour ceux qui sont en grande difficulté

Les Missions Locales s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans qui sont restés hors de tous les circuits d’insertion. Elles les informent des dispositifs et des aides possibles en vue de trouver un emploi et peuvent préconiser un retour en formation ou qualification. Par ailleurs, les Missions Locales jouent un rôle important dans la prise en compte du phénomène de décrochage scolaire et dans la recherche de solutions.

Une convention de partenariat a été signée le 30 août à Coutances, entre David Margueritte, Agnès Canayer, Présidente de l’Association Régionale des Missions Locales (ARML) et Jean-Dominique Bourdin, Président de la Mission Locale de Coutances. Celle-ci est valable jusqu’en 2020.

En 2017, la Région Normandie versera près de 5,49 millions d’euros aux vingt-quatre Missions Locales normandes et l’ARML.

Mesurer la performance

Jusque là rien de nouveau, c’est grosso modo le budget habituel, ce qui change c’est qu’en accord avec les Missions Locales et l’ARML, la Région instaure cette année une nouvelle manière de penser la subvention régionale, désormais conditionnée à quatre indicateurs : un indicateur de contexte, un indicateur d’activité et deux indicateurs de performance.

Ainsi, année après année, 10 % de l’enveloppe régionale attribuée à chacune des Missions Locales pourra évoluer en fonction des résultats obtenus. « Les Missions Locales assurent un service public : ces structures ont besoin de stabilité, c’est pourquoi 90 % de l’effort régional est reconduit d’une année sur l’autre. Pour autant, cela n’exclut pas l’importance d’une évaluation des politiques publiques. Ce système de pondération d’une partie de la subvention régionale permet de mieux appréhender l’effort réalisé par chacune des structures sur leur territoire dédié » explique David Margueritte.

On sort ainsi du confort de la routine pour accéder à un esprit de recherche de performance. Du nouveau pour ce secteur.

Enseignement supérieur : faciliter le grand saut du statut d’étudiant à celui de chef d’entreprise.

Le fonds DEFI Etudiant lancé aujourd’hui par Hervé Morin sur le site de Neoma en présence d’Yves Benard, Président Directeur Général de l’établissement, souhaite permettre aux étudiants de s’affranchir des remboursements de la dette qu’ils ont contractée pour poursuivre leurs études afin de créer leur entreprise.

Près d’un étudiant normand sur 5 emprunte pour financer ses études. L’obligation de remboursement constitue un frein majeur au projet de création d’entreprise d’un grand nombre d’entre eux. Le dispositif « DÉFI-Étudiant » permettra ainsi aux jeunes dans cette situation de bénéficier, pendant 18 mois, d’un refinancement de leur prêt par la Région Normandie pour pouvoir entreprendre sereinement.

« Doté de 2,8 millions d’euros, ce nouveau fonds, s’inscrit dans la continuité des actions engagées par la Région pour encourager l’entrepreneuriat et favoriser le développement de l’économie normande » a déclaré Hervé Morin.

A la fin des 18 mois deux options sont possibles :

La création de l’entreprise est un succès, auquel cas l’entreprise créée (ou le porteur de projet) rembourse le fond DÉFI-Étudiant de ce qu’il a déjà pris en charge et reprend le remboursement du solde.

La création de l’entreprise est un échec et le porteur de projet ne rembourse pas le fond  DÉFI-Étudiant des frais engagés pendant 18 mois mais reprend le remboursement du solde après une période de 6 mois qui lui permettra de trouver un emploi.

 Pour pouvoir bénéficier de ce dispositif, l’étudiant doit intégrer une structure d’accompagnement à la création d’entreprise liée à son établissement de formation à l’image  de l’incubateur de Neoma Business School.