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Sébastien Jumel en appelle à la ministre de la Culture pour sauver ses deux ivoiriers

Dernière mise à jour 24/07/2017
Sculpture Annick Colette une des deux ivoiriers de Dieppe avec Philippe Ragault

Economie. Au 17e siècle, Dieppe retrouve la prospérité grâce au travail de l’ivoire dont la qualité devint célèbre dans la France entière et même au-delà. La production connaît une variété et un raffinement inégalés. L’ivoire arrive de Guinée par la mer. Les mains habiles des artisans ivoiriers, répartis en douze ateliers principaux, lui rendent hommage, par la création de maquettes de bateaux, de cadrans à boussole et de statuettes représentant des marins, des pêcheurs et des marchandes à la criée.  

Mais l’absurde destruction des éléphants et la nécessité de leur protection a jeté l’opprobre sur ce métier. Pourtant les quelques artisans d'art qui subsistent dont deux à Dieppe utilisent dans leur travail des stocks existants d'ivoire ancien. La pérennité de leur activité est menacée par la réglementation en vigueur sur le commerce de l'ivoire alors qu'ils ne travaillent qu'à partir d'ivoire dont le stock a été constitué bien avant l'entrée en vigueur des règles actuelles destinées à protéger les animaux sauvages menacés par le trafic d'ivoire. Sébastien Jumel, député de la gauche démocrate et républicaine de Seine-Maritime, a adressé une question écrite le 21 juillet à Mme la ministre de la culture, portant sur le devenir de la profession d'ivoirier.

« Compte-tenu qu’il a été prouvé que le travail de l’ivoire sur stock est totalement étranger à toute activité illicite de braconnage et que le savoir-faire des ivoiriers est à préserver ne serait-ce que pour garantir la rénovation des pièces d’ivoire conservées dans les collections publiques (Musée Guimet, Musée de Dieppe) et que l’activité de rénovation ne suffit pas à l’équilibre économique de ces ateliers M. Sébastien Jumel demande à la ministre quelle solution sera trouvée pour assurer aux ivoiriers la poursuite d’une activité viable » écrit le député.